Sven Yrvind, un géant de la miniature autour du monde !
On ne présente plus Sven Yrvind, ce marin suédois qui parcourt les océans depuis plus de 45 ans sur de tout petits voiliers. Le premier, lancé en 1967, ne mesurait que 4,25 m. Ses différents Bris (Bris I, Aluminium Bris…) ont ensuite suivi une inflation à la limite du raisonnable, jusqu’à atteindre 7,87 m avec Bris III… Lire la suite »
Le point sur la situation d’Alain Delord
On a appris hier soir le naufrage de Tchouk Tchouk Nougat, l’A35 d’Alain Delord en route pour un tour du monde en solo par les 3 caps, à près de 500 milles au sud-sud-ouest de la Tasmanie. Il semble que le bateau a d’abord démâté, puis coulé, mais on n’en sait pas plus sur les raisons du naufrage et ce n’est pas ce qui nous préoccupe dans l’immédiat. On est surtout soucieux de la situation d’Alain.
On sait qu’il n’est pas blessé et qu’il a embarqué sur son radeau de survie. Les sauveteurs australiens l’ont repéré en avion et affirment qu’il porte sa combinaison de survie, c’est très important car Alain va devoir tenir le coup dans une mer difficile (30 nœuds de vent) jusqu’à l’arrivée sur zone de l’Orion, un petit paquebot dédié aux croisières en Antarctique. C’est le plus proche des navires en mesure de lui porter assistance, un bateau venu de Hobart n’arriverait pas plus tôt et il est hors de portée des hélicoptères. L’Orion ne sera sur zone que dimanche soir (20/01), c’est-à-dire dans la nuit de samedi à dimanche pour nous. D’ici là, trois avions australiens se relaient pour maintenir le contact avec Alain, un deuxième radeau contenant du matériel de télécommunication lui a été largué (on ne sait pas s’il a pu s’en emparer). Les sauveteurs ont du mal à obtenir des informations de sa part pour la simple raison qu’il ne parle pas anglais… un officier parlant français embarquera sur une prochaine rotation aérienne. Visiblement, Alain est donc en de bonnes mains et il est bien équipé. Pas de panique donc, mais on va quand même suivre ce sauvetage de très près et on vous tient au courant.
MAJ 19/01/2013 : Ici un communiqué de l’Australian Maritime Safety Authority (AMSA) daté du 20 janvier 6h00, heure australienne, soit le 19 janvier 20h00 heure française.
MAJ 20/01/2013 à 11h55 heure française : La page Facebook de l’armateur de l’Orion (Orion Expedition Cruises) annonçait voici une demi-heure qu’Alain Delord a été récupéré sain et sauf. Lire la suite »
Ce mec est perché
Rencontre du troisième type dans les allées du Salon nautique. Christophe Mora, c’est son nom, est un guide de haute montagne spécialisé dans les expéditions extrêmes en autonomie totale (il a même ouvert de nouvelles voies dans l’Himalaya, pour vous donner une idée). Depuis quatre ans, et son retour d’une boucle sur l’Atlantique en bateau-stop, il a vendu toutes ses affaires et s’est ainsi libéré de quasiment toutes ses attaches terrestres. Adepte de la légèreté, il pratique aussi le vol libre à haut niveau – il est spécialisé dans le parapente de distance – et s’est débarrassé aussi de sa voiture – désormais, il ne se déplace plus qu’en stop ou en covoiturage, n’hésitant pas à bivouaquer en route, muni d’un simple duvet, sans même s’encombrer d’une tente. Il a 39 ans et sa vie tient presque tout entière dans une clé USB. Un moine-voyageur des temps modernes, en somme. Lire la suite »
Un sacré défi !
Faire le tour du monde en voilier, ce n’est pas donné à tout le monde. Le faire sans escale et en solitaire complique encore l’affaire. Mais pour Alain Delord, qui en a vu d’autres après dix-sept transatlantiques (dont une en Pogo 1 qui lui a valu une 3è place à la Transat 6.50 de 2001), ça manquait encore un peu de piment…
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Des (bonnes) nouvelles du Captain Cichocki !
Depuis le Pacifique sud et une avarie d’Iridium, Tomasz Cichocki était silencieux. Mais son signal AIS permettait de suivre sa progression autour du monde. L’angoisse est néanmoins montée d’un cran chez ses proches quand le 13 mars dernier, ce signal AIS s’est également arrêté au large du Brésil. Pas de panique non plus, car un faux contact est vite arrivé et Tomasz ne s’est pas forcément rendu compte du problème. Mais après 42 jours sans aucune nouvelle, on pouvait quand même gamberger un peu… Lire la suite »
Le Kapitan est (bientôt) de retour !
Toujours aussi laconique, Thomasz « Kapitan » Cichocki, ce hardi marin polonais qui refait la Longue route en Delphia 40. En même temps, sa trace sur la carte parle pour lui. J’en connais qui l’ouvrent plus et qui bouffent moins de milles !! Après un cap Horn très dur, Thomasz est arrivé dans des eaux plus civilisées et remonte l’Atlantique vers son port de départ, Brest. Le départ, c’était le 1er juillet dernier… On a hâte de voir la tête du marin et l’état du bateau.
Philosophie de cockpit
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce grand moment de méditation transcendantale rapportée par Alexis Guillaume en direct du cockpit de son Jumbo 40 Merena au large des côtes brésiliennes. Ce garçon a du talent !
» Vendredi 3 février 2012 – 12° 11 S 37° 03 W – 0805ut
17 – 32 – 46. Il ne s’agit pas des mensurations d’une bimbo, ni des azimuts entre trois waypoints, ni même de la commande des plats dans un resto chinois, non, ce sont les âges des trois générations qui composent l’équipage de cette traversée. Trois stades, trois époques de la vie qui font réfléchir au temps… Lire la suite »
Le silence de la mer version Grand Sud
La France entière, ou en tout cas celle qui s’intéresse à la mer à plus d’un ricochet de la plage, a les yeux braqués sur la fin de l’incroyable sprint de Banque Populaire autour du monde ou sur les coups tactiques de l’équipage Groupama sur la Volvo. Mais pendant ce temps, d’autres héros plus discrets taillent leur route autour du monde. C’est notamment le cas de Thomas Cichocki, qui est en train de réaliser la grande boucle par les trois caps sur son Delphia 40 de série. Le marin polonais trace actuellement sa route en plein Pacifique Sud. Il le fait sans le moindre commentaire, sa position mise à jour automatiquement sur son étonnant site web (après deux semaines de panne !) parle pour lui. Et il n’était pas plus bavard quand il a fait demi-tour par un temps de chien en plein Indien pour aller réparer en Afrique du Sud son safran endommagé… Pas de phrases, une image de temps en temps, mais des milles bouffés à la force du poignet par un homme seul sur un bateau parfaitement standard. On a envie de lui dire un grand merci pour ce silence riche, bénéfique, qui nous laisse libres d’imaginer l’enfer et/ou l’extase qu’un marin est en train de vivre au rude pays des albatros.


