9 équipements malins pour la grande croisière

Equipements grande croisière

Découvrez les équipements malins qui vous changeront la vie en grande croisière… Petit tour d’horizon avant le grand départ !

L’iridium GO : un service satellite adapté pour la croisière

Au large le terminal satellitaire est devenu indispensable. En plus de garantir votre sécurité en cas d’avarie et de communiquer avec vos proches restés à terre, il vous permet de récupérer les fichiers Grib (météo) . L’Iridium Go a retenu notre attention pour des raisons pratiques et de fiabilité. En effet, ce dernier n’est physiquement pas un téléphone, mais un point d’accès au réseau satellitaire Iridium. Il se compose d’un boîtier tropicalisé (étanche : norme IP65) avec antenne, d’un écran LCD et d’un bouton de détresse (autonome en cas d’avarie, il envoie un e-mail à une adresse préenregistrée).

Son véritable rôle est d’établir une connexion Wi-Fi avec un terminal de communication – tablette, ou smartphone (iOS et Android) – sur lequel devront être installées deux applications gratuites Iridium : l’une permet d’envoyer et de recevoir des appels téléphoniques et des SMS, l’autre d’établir des liaisons data pour récupérer des Grib. Outre sa simplicité d’usage, son point fort est la formule d’abonnement forfait proposée avec l’appareil : un forfait data/sms illimité incluant 2h30 d’appels par mois à moindre coût sans engagement de durée. En bref, avec l’Iridium Go on échange mails, SMS et Grib à volonté…

Prix : 1 000 € (terminal), plus 170 € pour un forfait data illimité et 50 € de frais d’activation.

croissiere matos

AIS et se faire voir

Si votre budget est serré, un transpondeur AIS peut être une alternative au radar, même s’il ne le remplace pas… L’AIS permet de voir les autres navires équipés dans un rayon de 50 milles, mais aussi d’être repéré par ces mêmes bateaux dans un rayon équivalent. Raymarine propose un récepteur émetteur de classe B bien adapté à la grande croisière : l’AIS 650. Ce dernier est compatible avec le réseau Seatalk et intègre un multiplexeur NMEA 0183 à double entrée/sortie qui facilitera sa connexion aux systèmes du bord.

Prix : 783 €.

matos grande croissiere

 

La fin du GPS avec Carto ?

Des logiciels comme Navionics, NavX ou Isailor adaptables sur tablette (iOS ou Android), permettent désormais de s’équiper en cartographie à moindres frais. Il suffit d’ajouter un support fixe ou amovible avec ventouse dans votre cockpit et une sortie plug étanche avec prise USB pour alimenter votre tablette en continu, et le tour est joué ! Le choix de la tablette est primordial : dans la gamme des iPad, optez pour un modèle Wi-Fi + Cellular (car techniquement, le récepteur GPS est lié à la carte électronique intégrant le Cellular). En Android, le modèle Galaxy Tab S2 avec Wi-Fi de Samsung fait bien le job.

Précisions qu’une tablette avec uniquement la connexion 4G peut être suffisante (la Galaxy Tab A par exemple), mais il vous faudra télécharger vos cartes en amont, là où le réseau GSM est actif. Prendre garde à ce que votre future tablette possède bien le GPS intégré, indispensable pour lire vos cartes au grand large… Enfin, une coque de protection sera la bienvenue pour éviter une oxydation accélérée et autres courts-circuits. Le modèle Life Proof adaptable semble le bon compromis pour iPad, le Waterproof Case d’Armor X a notre préférence côté Android.

Prix : 369 € (Tab S2 avec Wi-Fi), ou 489 € (iPad Wi-Fi + Cellular 32 G0), entre 100 et 250 € pour une coque étanche et ses accessoires (support orientable, prise USB).

Kit de préparation : à vos aiguilles !

Les voiles, c’est un peu le nerf de la guerre quand on part pour naviguer longtemps et à toutes les allures. En particulier les voiles de portant, car en grande croisière on s’arrange pour avoir le vent dans le dos le plus souvent possible… Mieux vaut embarquer un spi asymétrique en plus ou un code D plutôt qu’une grand-voile de rechange. Cependant, une déchirure de GV ou d’une des voiles d’avant est toujours envisageable à force de raguer dans les barres de flèche dans l’alizé, de battre dans la houle ou en cas d’accrochage contre un anneau brisé mal refermé ou pas scotché…

Dans ce cas-là, on sera bien content de trouver à bord de quoi réparer soi-même. Uship met sur le marché un kit de réparation tout simple comprenant de quoi opérer rapidement avant une révision complète en voilerie. Plusieurs voileries proposent d’ailleurs leur propre kit d’urgence, à l’image d’Alta Sails et de son Alta Box (notre photo). A noter que dans cette dernière, la colle en aérosol a été remplacée par une bi composante en seringue DrSail, plus chère mais extrêmement efficace. On trouve aussi dans ce nécessaire le « speedy-sticher », sorte de machine à coudre manuelle très pratique pour qui sait l’utiliser.

Prix : de 69,90 € (kit de couture Bainbridge en vente chez Uship) à 240 €.

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Convertisseur 12 220 V

Du courant 220 V comme à la maison sans groupe électrogène, c’est possible avec un convertisseur… à condition bien évidemment d’avoir un parc batterie adéquat et de solides sources d’énergie (alternateur moteur, hydrolienne…). Précisons qu’il existe deux familles de convertisseurs 12-220 V : les quasi-sinus qui sont plus adaptés au monde du camping et du plein air pour des puissances comprises entre 150 et 800 W (petit appareil ménager et outillage) et les purs sinus, adaptés aux alimentations des appareils électroniques sensibles (ordinateurs et téléphones mobiles).

La société Victron est bien positionnée sur ce secteur avec son modèle Phoenix VE Direct. D’une puissance nominale de 375 ou 500 W, ce produit délivre du courant pur sinus : il est donc parfait pour toutes les utilisations. Cerise sur le gâteau, il peut être connecté par Bluetooth via un transmetteur optionnel, à un smartphone qui facilitera le suivi de la consommation et la configuration de l’appareil.

Prix : 149 € (12/375), 216 € (12/500).

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La puissance du soleil

Pour une navigation au soleil cette source d’énergie est de loin la plus intelligente, surtout depuis l’avènement de la technologie back contact avec cellule haut rendement et l’apparition des panneaux solaires dits souples ou semi-rigides qui résistent au piétinement.

La société Seatronic met en vente son modèle Sun Power flexible d’une puissance de 100 W. Son atout, en plus de cellules utilisant la technologie Sun Power parmi les plus rentables du marché, est sa grande souplesse. Avec une flexion de plus de 30%, ce produit autorise une facilité d’exposition et de rangement non négligeable. Toutefois, sur un portique orientable, les panneaux rigides conservent une bonne efficacité. Sur ce segment de marché, le nouveau module Back Contact PERC développé par GALIX Solaire semble prometteur.

Les cellules monocristallines haut rendement de ce panneau sont assemblées par superposition sous forme « tuilée ». Ce mode d’assemblage offre l’avantage de garantir un contact électrique global. Il élimine l’usage d’étain, réduit la résistance électrique et optimise la surface photovoltaïque utile. De plus, le contact électrique global permet de réduire la température de fonctionnement, ce qui accroît la durée de vie de la cellule et donc du module. Enfin, l’assemblage tuilé réduit les problèmes d’ombres portées et pour accentuer le phénomène, deux diodes by-pass sont rajoutées latéralement.

Prix : 290 € (Seatronic flexible 100 W), 239 € (Blackwell, GW-ES100A).

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Bien choisir son annexe

La recherche de la bonne annexe est celle d’un compromis permanent entre encombrement, résistance, légèreté, stabilité et capacité d’embarquement. Tâche rendue malaisée par la multiplication des marques et des modèles ! On visera une annexe de bonne taille pour s’éviter de multiplier les voyages en équipage nombreux, ce qui nécessite un bon coffre de rangement ou, mieux, un bossoir ou un portique de bonne taille…

Faute de quoi, on pourra toujours choisir un modèle facilement repliable mais cela aura des conséquences sur la stabilité et la tenue en mer. Il faut donc trouver le mouton à cinq pattes ! Parmi les gammes appréciées des voyageurs, outre les valeurs sûres type Plastimo, on note la bonne cote des Inovanex développées par Orangemarine. Proposées en plusieurs tailles (de 1,80 à 2,90 m), elles sont dotées d’un plancher latté et de boudins de gros diamètre (Ø 38 cm) très sécurisants sur l’eau, notamment avec de jeunes enfants.

De plus, le tissu plus souple et plus léger de cette annexe améliore le poids et la compacité tout en permettant un gain d’espace lors du rangement. Revers de la médaille, ce modèle résistera moins bien au ragage et aux dangers potentiels d’une plage (bout de verre, coraux…) ou d’un quai. Elle suffira pour une année sabbatique, mais si vous partez plus longtemps, il faut sans doute investir dans une bâche de protection ou une annexe en Hypalon (tissu néoprène), bien plus résistante aux UV que le PVC. Quant au ragage… rien ne vaut un fond rigide, voire, pour les vrais baroudeurs, une annexe en dur (stratifié de verre ou polyéthylène), littéralement increvable ! Encore faut-il pouvoir la stocker à bord.

Prix : 450 € (Inovanex Roll up 250LC) ; 850 € (Annexe Hypalon plancher latté 2,40m).

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Chaines et accessoire de Mouillage

En grande croisière, on passe beaucoup plus de temps à profiter des joies des mouillages qu’à arpenter les marinas. Du coup, chaîne et ancre passent pas mal de temps dans l’eau avec les contraintes que cela implique. Assurer son mouillage nécessitera donc d’équiper son voilier d’une bonne longueur de chaîne inox : une quarantaine de mètres minimum dans votre baille n’étant pas superflue… On pourra toujours investir dans du câblot pour alléger l’avant du voilier. Mais attention au ragage au fond quand le bateau évite… Et il faut bien sûr garder une bonne longueur de chaîne pour faire travailler l’ancre selon un angle proche de l’horizontale.

Un orin est aussi bien commode pour signaler aux voisins la position de votre ancre dans une baie encombrée… et la retirer facilement si elle est piégée par une patate de corail. Egalement utile, la « main de fer » pour saisir la chaîne et reprendre les efforts du mouillage sur le taquet d’amarrage. L’ancrage de votre guindeau n’est pas fait pour encaisser des semaines au mouillage dans l’alizé. Pensez enfin à ces marqueurs de chaîne colorés, qui vous indiquent toujours ce que vous avez au fond. Ils durent plus longtemps qu’un simple coup de peinture !

Prix : 5,10 €/m (chaîne galva 8 mm), 6 € (dix marqueurs pour chaîne de 8 mm), 11 € (bouée de mouillage rigide), 19,90 € (main de fer inox).

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Balise de détresse, un sacré fil d’Ariane

Pour rappel, la Division 240 stipule que, dans le cadre d’une navigation supérieure à 60 milles, le chef de bord doit veiller à embarquer les éléments suivants de communication : une VHF portable, une dite fixe avec appel de sécurité numérique (ASN) et une radio balise de localisation (EPIRB). Depuis cette année, Navicom a mis sur le marché une nouvelle génération de balises de détresse : la Smartfind G8 AIS EPIRB. Elle assure une détection plus rapide, une précision de positionnement supérieure et donc un sauvetage beaucoup plus rapide des personnes ou des navires en détresse grâce au récepteur GNSS. Ce dernier permet une localisation par une batterie de satellite en mutualisant les réseaux du GPS américain, du Galileo européen et du Glonass russe.

En outre, ces satellites sont placés en orbite autour de la Terre à des altitudes comprises entre 19 000 et 23 000 km, ce qui est considéré comme une orbite d’altitude moyenne. Cette distance raisonnable autorisera une transmission retour vers la balise qui confirmera aux utilisateurs que le message d’alerte a bien été reçu. Equipée d’une batterie d’une longévité de dix ans, cette balise peut se déclencher de façon manuelle ou automatique (dans un coffret hydrostatique, la balise se met à émettre avec la pression de l’eau).

Prix : 619 €.

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3 thoughts on “9 équipements malins pour la grande croisière

  1. Villain dit :

    Article complet sur les équipements, a renouveler et a accompagner de videos.

  2. Villain dit :

    Bon article complet; a refaire via le blog, avec des videos plus longues (voir ce que font vos confrères allemands “Die yacht”) sur les essais, le matelotage, des tutoriels…Bonne continuation a toute l’équipe et continuez a nous en mettre plein la vue!
    Un lecteur qui vous suit depuis le début.

  3. Villain dit :

    Bravo pour cet article complet en format ‘électronique’!
    A quand les videos d’essais (avec un format identique a votre confrère allemand)?

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