Le point sur le chavirage du Maxi Banque Populaire IX

Le point sur le chavirage de Banque Populaire IX

 

Alors que le Maxi Banque Populaire IX faisait route vers Nice avec à son bord Armel Le Cléac’h, Pierre Emmanuel Hérissé (directeur technique) et Fulvio d’Aguanno, média man expérimenté, le trimaran a chaviré dans la nuit de vendredi à samedi au large du Maroc. L’équipage, sain et sauf, a attendu dans la coque centrale d’être hélitreuillé par l’armée marocaine. A Casablanca, ils ont été pris en charge par le Consulat de France.

Armel Le Cléac’h et Pierre Emmanuel Hérissé à bord de Banque Populaire 8. Crédit : B. Rubinstein

Samedi soir, les membres de l’équipe technique ont embarqué sur un remorqueur et sont arrivés sur la zone du chavirage le lendemain matin. Objectif : ramener le bateau tout en limitant les dégâts matériel. Les trois coques et les bras sembaient intacts mais le mât était cassé. Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire, explique leur minutieuse intervention en amont du remorquage : « deux plongeurs professionnels et trois membres de l’équipe technique du Team Banque Populaire ont accédé au bateau pour récupérer un maximum d’éléments risquant d’endommager le trimaran lors du remorquage (NDLR comme les morceaux de mât). Les conditions de vent sont relativement bonnes et maniables, mais nous sommes extrêmement prudents.»

Le maxi-trimaran de 32 m avait quitté Lorient le 10 avril pour rejoindre la Méditerranée afin de participer à la Nice UltiMed dont le départ est prévu début mai à Nice. L’occasion pour Armel Le Cléac’h de s’essayer au “faux solitaire”, à savoir être seul à gérer manoeuvres et pilotage du trimaran. Ils devaient ensuite faire escale à Cadix pour récupérer le reste de l’équipage, à savoir Franck Cammas, Charlie Dalin, Ronan Lucas, et Billy Besson. Un coup dur à quelques mois du départ de la route du Rhum.

Le point sur le chavirage de Banque Populaire IX

Armel le Cléac’h. Crédit : Y.Zelda.

Armel Le Cléac’h, joint par son équipe à terre au lendemain du chavirage, expliquait  : « C’est vraiment dur à vivre, les conditions en mer étaient maniables, nous avons déjà navigué avant dans des conditions beaucoup plus fortes et engagées. Tout a basculé en quelques secondes. A mon avis, c’est lié à une survente de vent. Au moment où nous avons quitté le bateau, les trois coques et les bras étaient intacts, le mât quant à lui, est cassé en plusieurs morceaux »

Le maxi-tri avait en effet déjà effectué un aller-retour express Lorient – Pointe-À-Pitre – Lorient en février afin de « vérifier la structure du trimaran, de fiabiliser et d’optimiser certains systèmes” expliquait alors Ronan Lucas. L’équipe va devoir mettre les bouchées doubles pour préparer le bateau pour qu’il puisse prendre le départ de la route du Rhum, en novembre.



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