François Gabart : “J’ai toujours dit qu’il fallait de la chance sur ce type de record”

 

Le mois de décembre serait-il propice aux records ? Pratiquement un an après l’exploit de Thomas Coville et ses 49 jours et 3 heures autour du monde en solitaire, c’est au tour de François Gabart, pour sa toute première tentative, de connaître le bonheur d’une arrivée à Brest avec au bout de l’étrave un temps de référence totalement dingue. « J’avais un petit espoir de battre le record de Thomas mais il était faible… » a-t-il confié à son arrivée. Une espérance comblée au-delà du possible pour celui qui a mis 42 jours, 16 heures et 40 minutes pour boucler le tour du monde ! Autrement dit, un parcours de 27 859,7 milles effectué à une moyenne de 27,2 nœuds, une circumnavigation gérée d’une main de maître…

 

Gabart

 

Le skipper de Macif ajoute une nouvelle ligne à son CV nautique impressionnant, lui qui avait déjà tout gagné en solitaire (Vendée Globe 2012-2013, Route du Rhum 2014, Transat anglaise 2016) mais uniquement sur des formats de course. A tout juste 34 ans, il se permet le luxe de rapprocher deux mondes séparés de la course au large : la compétition et les records. « Je suis fier de ce voyage, de mon bateau et de mon équipe ! » nous lance-t-il une fois son Ultim amarré au ponton alors que se tend vers lui une forêt de micros, avant de poursuivre, ému : « La transition entre mes 42 jours de solitude et là, de tous vous voir, est complètement folle ».

 

Gabart

De retour à la réalité terrestre par la force des choses, la nouvelle star brestoise revient peu après sur l’intensité de sa course, en toute modestie : « J’ai toujours dit qu’il fallait de la chance sur ce type de record. Je serais parti trois heures après, le 4 novembre dernier, tout aurait été différent… Mais je n’ai jamais rien lâché, toujours à la limite de la rupture ! ». Avant d’avouer à une assemblée totalement sous le charme être au bout du rouleau, épuisé par cette course contre le temps et les éléments : « J’ai mal partout, ça fait des semaines que j’ai mal partout, je n’ai pratiquement pas dormi pendant 42 jours, je suis au bout. Si vous n’étiez pas là, je m’allongerais directement sur le ponton ! » Le public, venu en nombre, ne s’est pas trompé sur la portée de l’événement : il a de la gueule ce nouveau record !
Revivez l’arrivée de François Gabart à Brest :



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