Volvo Ocean Race : Dongfeng forte tête ?

rainbow in the sky

 

Ce ne sont que 12 petits milles d’avance 20 knots and sprat by the Cabo Verde Islandssur les poursuivants immédiats que sont Mapfre et Vestas, mais quand la course est aussi serrée, intense, ce sont 12 milles qui comptent. A vrai dire, le simple fait de garder la tête pendant deux jours (depuis le 8 novembre) est en soi une belle performance ! Mais c’est surtout dans les derniers classements que Dongfeng a confirmé ses ambitions en accroissant un peu son avance. Après, que valent ces 12 milles à l’approche d’une zone aussi aléatoire que le pot au noir ? Rien du tout ou beaucoup, selon qu’on trouve ou non un trou de souris favorable. Sûr que Pascal Leg 02, Lisbon to Cape Town, day 04, on board MAPFRE. Photo by Ugo Fonolla/Volvo Ocean Race. 08 November, 2017Bidégorry, le navigateur de Dongfeng, doit se gratter la tête devant ses fichiers dans les entrailles noir carbone du VO 65 actuellement lancé à 20 nœuds dans l’alizé au large des îles du Cap-Vert. Selon toute probabilité, et sans grande surprise, c’est bien dans cette zone de convergence intertropicale que va se jouer la deuxième étape. Et il ne serait pas étonnant de voir Dongfeng se mettre bientôt en mode furtif avant de se positionner pour le fameux passage… Rappelons que chaque équipage peut, une fois par étape (et à plus de 200 milles de l’arrivée), passer en mode furtif et disparaître des écrans radars des autres concurrents (et des nôtres) pendant trois positions, c’est-à-dire un peu moins de 24 heures (il y a quatre pointages par jour à 1H, 7H, 13H et 19H UTC). Une option intéressante pour le leader s’il veut cacher sa stratégie à l’approche d’une transition délicate, mais aussi pour les poursuivants, Mapfre et Vestas en l’occurrence, s’ils veulent se défaire du marquage du bateau chinois. Bref, il va y avoir de la tactique et de l’enfumage dans l’air ! Et même si la course est encore longue, ne nous y trompons pas, l’enjeu est déjà important. Car pour Charles Caudrelier et ses équipiers, remporter l’étape, c’est marquer au moins un point de plus que Mapfre et venir talonner les Espagnols au classement général, mais c’est surtout engranger de la confiance et mettre la pression sur leurs concurrents dès la première manche océanique de longue distance. Ces grandes étapes qui sont l’essence même de la Volvo, et dont trois (Le Cap/Hong-Kong, Auckland/Itajai et Newport/Cardiff) valent double.

Bref, la Volvo va être passionnante à suivre ce week-end. Tout comme la transat Jacques Vabre. Et la Mini-Transat… Mazette, quel mois de novembre !



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