Coville et Bañuls, duo de choc pour le prochain Sodebo

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Au Salon du multicoque, à La Grande Motte, Banuls60_Smallon ne fait pas que visiter des bateaux : on fait aussi des rencontres. C’est ainsi qu’en embarquant sur le Bañuls 60 (ci-contre) de Raphaël Blot, je suis tombé de façon complètement inopinée, enfin presque, sur un certain Thomas Coville. Le premier moment du surprise passé, j’ai compris qu’il avait plein de bonnes raisons de se trouver à bord. D’abord, Raphaël Blot, le propriétaire, est son pote d’enfance : ils ont usé les mêmes bancs du même collège normand. Ensuite, Renaud Bañuls, l’architecte de ce fabuleux 60 pieds construit – pour les deux premiers – non loin de Hong-Kong par le chantier McConaghy, est à la fois une vieille connaissance et un partenaire de choix pour Thomas. L’architecte catalan, Breton d’adoption, a fait ses classes au sein du cabinet VPLP qu’il a quitté en 2009. Depuis, il a monté son propre cabinet et collaboré à toutes sortes de projets, notamment pas mal de multicoques semi-custom à l’image de ce Bañuls 60 ou du superbe Ñ53 (en bas de page) également construit chez McConaghy et livré à Newport. Depuis quelque temps, il a beaucoup échangé avec Thomas sur ce que pourrait être son prochain Ultim, dont le budget a été validé par Sodebo suite au record de cet hiver. Thomas a apprécié cette conversation – un terme qui revient fréquemment dans la sienne – au point de construire la design team du prochain Sodebo autour de Renaud. Une équipe au sein de laquelle on retrouve notamment Yves Miniard, Hervé Devaux, Gauthier Sergent (North)… et à laquelle est plus ou moins associé le cabinet VPLP, puisque les flotteurs sortiront du même moule que ceux de Banque Populaire IX. Sur le bateau proprement dit, c’est à peu près tout ce que je pourrai apprendre. Thomas reste très discret tout en annonçant un “parti pris fort”, un bateau différent avec des choix très tranchés, ce qui est à la fois intéressant et assez énigmatique tant qu’on ne l’a pas vu ! Il en revanche intarissable sur la méthode consistant à dessiner l’arborescence des facteurs de vitesse passive et de vitesse active. La seconde étant la performance produite par le skipper, et la première celle inhérente uniquement au bateau, sans aide du marin. Le but avoué de cette approche étant, on s’en doute, de maximiser la part de vitesse passive… On en reparlera avec Thomas, au chantier ou dans le cockpit, pourquoi pas ? Mais en attendant, il doit y aller, il est attendu à l’Elysée pour recevoir la Légion d’Honneur. C’est sûr, on n’a pas tout à fait les mêmes contraintes de planning.

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Le fabuleux Ñ53 à mât basculant, conçu et construit pour un propriétaire américain. (photo Clint Clemens)

 



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