Vendée Globe : gare au Pot au noir…

Pot au noir

 

Passage redouté et redoutable du Vendée Globe, la zone de convergence intertropicale est désormais en vue de la flotte de tête. Calme plat, orage de cumulonimbus avec violentes rafales, vent tourbillonnant sont autant de douceurs prévues au menu du jour pour nos skippers. Situé aux alentours de l’équateur, le pot au noir est la résultante de la rencontre des alizés de l’hémisphère nord (régime de Nord-est) avec ceux de l’Atlantique sud qui soufflent du sud-est. Plus ou moins étendu vers l’ouest, cet endroit est souvent l’occasion d’une redistribution des cartes. Malheur au marin englué dans la pétole alors que son concurrent direct peut très bien toucher du vent à quelques dizaines de milles de là ! C’est aussi le moment pour les retardataires de revenir au contact, bref vous l’aurez compris, c’est souvent un peu la loterie au sein du classement…

 

Pot au noir

Message du bord de Paul Meilhat : “Depuis hier le vent mollit progressivement et les grains se font plus nombreux. Piège supplémentaire, une quantité incroyable de sargasses qui se coincent dans les safrans, la dérive… Beaucoup de réglages depuis que je suis sous J1. (…) Ca se mérite un premier Pot au Noir…”

 

Et justement qu’en est-il de ce dernier après 8 jours d’une course qui bénéficie depuis le départ de conditions météorologiques idéales ? Les foilers font-ils honneur à leur statut de favori ? Et nos bizuths ? Pour le moment seul Vincent le terrible semble tenir la cadence imposée par les bateaux volants et les molles du pot au noir devraient lui permettre de se déhaler avec son PRB super léger. Du côté des jeunots, Paul Meilhat se défend bien puisqu’il pointe à 70 milles du leader britannique, Alex Thomson. Ce dernier semble d’ailleurs parier sur une traversée en route directe alors que ses poursuivants directs, les Josse, Le Cleac’h, Beyou et autre Lagravière ont choisi un cap plus à l’ouest pour contourner la fameuse zone. Qui trouvera le trou se souris ? Verdict dans les prochaines 24 heures !

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Après huit jours de course, la performance – et le classement – de VIncent Riou tendent à prouver que les Imoca à dérives ont encore leur mot à dire. Photo B. Stichelbault.

 

 



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