Quelque chose en nous d’Alter Hobie

Publié le 2 avril 2014 par Loic
Dans la catégorie Comme ça

Je crois que l’on se souvient tous du premier jour où l’on a vu un Hobie Cat, où l’on est monté sur un Hobie Cat. Hobie Alter, le créateur des formidables Hobie Cat 14 et Hobie Cat 16, s’est éteint le 29 mars dernier à l’âge de 80 ans. Un inventeur génial dont les créations ont révolutionné la pratique de la voile mais aussi celle du surf…

Hobie

Je me souviens, je me souviens de ce premier Hobie Cat comme une libellule posée sur l’eau. Le « H » et le « C » entremêlés dans la voile ressemblaient à un idéogramme chinois. La grand-voile entièrement lattée m’avait fait penser à un gréement de jonque… Avant de découvrir un peu plus tard les accélérations incroyables et les enfournements furieux du Hobie Cat 14, j’avais ressenti une émotion esthétique à voir ce drôle de cata aux coques bananées. C’était ça Hobie, une image, plein d’images, de surf, de liberté, de plaisir. Avant d’être un slogan marketing, « The Hobie Way of Life » était une adhésion spontanée à un rêve californien avec l’énergie des Beach Boys et les harmonies psychédéliques des Byrds sur la bande son.

Les deux vidéos de ce post nous montrent au format d’une vieille télé quel génial inventeur était Hobie Alter (ne ratez pas le test de slamming sur le Hobie 33 dans le deuxième chapitre). John Dinsdale, qui a longtemps représenté la marque en Europe après en avoir été l’un des premiers pratiquants, a bien voulu nous parler de Hobie, qu’il a encore rencontré, chez lui, en décembre dernier.

« C’était un homme toujours très occupé, mais très simple à la fois. J’ai navigué contre lui lors de championnats de Hobie, à Hawai et à Tahiti, et il se comportait comme quelqu’un de « normal ». Je ne sais pas s’il se rendait compte que son nom était célèbre, en tout cas, il n’en faisait pas tout un foin. Ce n’était pas un génie des affaires mais du point de vue de la création, certainement. Il avait une vision et mettait en œuvre ses idées. Il croyait en la légèreté. Quand il est passé du balsa aux pains de mousse pour faire ses planches de surf, il a eu l’idée de les couper en deux pour intégrer une âme centrale. Il a mis au point les safrans qui se relèvent automatiquement quand on heurte un obstacle ou que l’on arrive sur la plage ; il voulait faire quelque chose d’aussi évident qu’une fixation de ski qui se décroche. Quand je l’ai vu l’hiver dernier nous avons parlé du « bon vieux temps ». Il vivait toujours au plus près de la mer, dans une maison sur la plage. C’était quelqu’un d’extrêmement facile à vivre. »

Une Réponse à “Quelque chose en nous d’Alter Hobie”

  1. le zinc dit :

    génial cette plongée dans la Californie des années 50 !

    Je conseille aussi le docu “Plages des sixties” dans la même veine

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