Luconaute d’un jour, luconaute toujours

« Oh pardon, j’ai touché un canard », Sur les bords du bassin du Luxembourg, Bernard Le Bihan, la soixantaine bien passée, vient de se confondre en plates excuses. Rassurez-vous, rien de grave. En tout cas, rien qui ne puisse affecter la survie des canards qui sillonnent le célèbre bassin de la capitale. Le volatile qui vient de se faire aborder par le voilier de Bernard est en polyester et télécommandé, fruit des élucubrations de Marc, l’un des habitués de ce rassemblement dominical. Entre dix et vingt passionnés qui se retrouvent le matin de 10 heures à 13 heures, aux commandes d’une flottille hétéroclite composée le jour de ma visite d’un sous-marin, de trois goélettes, d’une vedette de la SNSM et de deux voiliers de régate télécommandés. On y discute de fréquences radio, de profils de voiles, de gréement, de dévent, celui provoqué par l’imposant bâtiment du Sénat…

Mais sur le club, le Club Nautique du Luco, le CNL, qui « fédère » tous ces pratiquants du bassin du Luxembourg, pas un mot. Rien de plus normal. Ces « luconautes éphémères » n’ont pas besoin de licence, de débourser le moindre centime, ni de s’y inscrire. Il suffit de faire naviguer son bateau un point c’est tout. Pas mal non.



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