Qui va payer le nouveau port des Minimes ?

Les dragueuses sont déjà à l’œuvre depuis bientôt trois mois à La Rochelle, et la digue du Lazaret a déjà commencé à disparaître. Faut-il en conclure que l’extension est sur des rails pour 2013 ? Pas si simple. On sait en effet que le financement des travaux est menacé par le retrait du Conseil général, qui ne versera que 3 millions d’euros et non 12 millions comme l’avait prévu la ville. Maxime Bono, le Maire, évite de dramatiser ou de stigmatiser des collectivités locales exsangues. Sans apporter d’élément nouveau, il assure que le port se fera d’une façon ou d’une autre. Et il semble en effet inimaginable que le chantier s’arrête, mais alors qui va payer ?

C’est une bonne question. Et quand on la pose à La Rochelle, on s’aperçoit que les avis son finalement très partagés sur cette fameuse extension. Même les professionnels du nautisme, qui ont a priori tout à gagner dans l’affaire, modèrent leur enthousiasme. Certains prévoient que l’extension ne profitera qu’à la seule régie du port, avec peu d’emplois à la clé. D’autres regrettent pêle-mêle la pauvreté qualitative du projet, la dégradation des bâtiments autour des Minimes et le manque d’intégration du port au plan d’urbanisme, voire au paysage vu de la mer. On ne peut pas leur donner tort sur toute la ligne. En même temps, les 1 000 bateaux qui vont s’amarrer dans le nouveau bassin vont forcément générer de l’activité. Et on peut imaginer que ces 1 000 propriétaires qui auront enfin leur place sont, eux, plutôt favorables à l’extension. Un peu tard, me direz-vous, pour avoir ce débat. Ou un peu tôt pour lancer les travaux ?



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