Le sommaire du n°187, juillet 2011, à paraître le 11 juin

VOILA L’ETE, VOILA L’ETE, voilà l’été é-héé… Voilà l’été j’aperçois le soleil… Les nuages filent et le ciel s’éclaircit… Problème : en été, nombre de ports sont pleins à craquer, ou peu accessibles en raison de la marée, ou les deux à la fois. Alors plutôt que de vous y entasser, au lieu que d’attendre l’ouverture, suivez nos conseils et filez vers le mouillage voisin, qui est à la fois gratuit, charmant et tranquille. On peut même en trouver de tels en Bretagne nord, et en eaux profondes. Certains sont plus ou moins secrets – qui, à part vous une fois que vous aurez lu notre dossier spécial, aurait l’idée d’aller mouiller entre la roche Mignonne et la pointe de Bihit, à quelques encablures de Port Trébeurden, au pied d’une petite presqu’île où l’on peut aussi faire une jolie promenade à pied ? Bref, tel est l’objet de notre dossier “30 bons plans pour fuir la foule” consacré aux petits mouillages d’à côté. Quoi d’autre dans ce numéro de juillet ?

On commence par un sujet plutôt épineux, avec le problème des places de port. Une enquête menée par la Fédération française des ports de plaisance (FFPP) a en effet révélé qu’il en manquait plus de 40 000, alors qu’une dizaine de milliers seulement doivent être créées dans les années à venir. Une pénurie organisée qui est bien dans l’air du temps. C’est un peu ce que le président de la fédération (Serge Pallarès) a suggéré, lors de la présentation officielle de ces chiffres (synthèse à télécharger ici), en rappelant qu’il y avait là un vrai gisement d’emplois… Puis, entraîné par sa faconde coutumière, le même n’a pu s’empêcher de tirer quelques salves en direction des “écologistes de salon” dont, bien sûr, les éminents membres de la FFPP n’ont “pas de leçons à recevoir”. Voilà, ça, c’est fait.

Plus consensuel, le Pogo 10.50 version Transquadra, avec une quille fixe, quelques kilos en plus (mais pas trop) et quelques millièmes de moins en IRC. Dans la même rubrique “Vie des chantiers”, découvrez aussi le Sun Odyssey 379 sous voiles, et ses emménagements, après avoir découvert sa silhouette ici. Autres nouveautés alléchantes, le Salona 38 (remplaçant de l’excellent 37 essayé dans notre numéro 139) ou encore le Dehler 41 (qui est vraiment nouveau, contrairement au 35 ou au 45). Et dans un autre genre, le Tofinou 16 – seize mètres de luxe, de calme, de volupté… de bling-bling ? (allez, si, un peu quand même).

Le nouveau Groupama 4, c'est du brutal. Et encore, là, il fait beau. © Yvan Zedda

Dans notre rubrique “Rappel”, une des premières photos du VO70 Groupama 4 sous voiles, devant Lorient. Quelques vidéos valent mieux que de longs discours.

Ici des images tournées à bord :

Et ici vu d’hélico :

En prime, voici le monstre des mers (Mar Mostro) des Américains, qui tirait lui aussi ses premiers bords début juin, mais devant Newport.

Comme Groupama 4, le "monstre des mers" est signé Juan K (Kouyoumdjian). ©Dan Armstrong

Dans le Journal du littoral, un bateau de pêche reconverti en patrouilleur militaire, sorte de navire banalisé qui pourra naviguer incognito dans les eaux troubles infestées de pirates, à moins qu’il ne s’agisse carrément de lui faire jouer le rôle de leurre (?) ; une grande nécropole gauloise découverte sous les plage d’Urville-Nacqueville ; et une nouvelle méthode de calcul des quotas de pêche que la Commission européenne devrait imposer dès l’an prochain aux Etats membres – méthode plus restrictive, bien entendu…

Dans le courrier des lecteurs, un propriétaire de Feeling 36 nous fait part des nombreux déboires qu’il a rencontrés avec son bateau, et le chantier apporte une réponse officielle. Toujours instructif. Dans la même rubrique, un certain Olivier Serret nous présente une étonnante mappemonde océanique de son cru (voir le site dédié), et la citoyenne sétoise Catherine Chauzit, qui milite activement pour endiguer la pollution dans le port de Sète (voir ici), nous donne de ses nouvelles. Vous pouvez télécharger ici le courrier qu’elle a envoyé aux élus locaux, ici la plainte contre X qu’elle a déposée au tribunal de grande instance de Montpellier, et ici quelques photos dans un fichier Word.

Ce Dufour 445 était équipé d'un foc autovireur bien pratique. ©François Van Malleghem

Ce mois-ci, c’est le Dufour 445 qui passe à la moulinette de notre rubrique “100 milles à bord” : ce grand croiseur adopte un positionnement milieu de gamme tout à fait judicieux, et il est remarquablement abouti. Sur ce bateau, la récolte de “pas pratique” a été bien maigre ! En revanche la récolte de photos a été très bonne, François Van Malleghem s’en est donné à cœur joie dans le golfe du Morbihan. Un grand merci à Jean-Paul Salaün et Jean-Marie Stroh pour leur assistance motorisée – les deux compères ont piloté à la fois le photographe et le Dufour, ce qui nous a permis de passer à 8 ou 10 nœuds au ras des cailloux, dans 4 ou 5 m d’eau, comme ci-dessus devant l’îlot d’Er Lannic et ses cercles de menhirs.

Mais le numéro de juillet de Voile Magazine, c’est aussi traditionnellement celui de la voile légère. Dans notre dossier spécial, un tour d’horizon complet de la production par catégorie (dériveurs solitaires, dériveurs doubles enfants, dériveurs doubles, dériveurs collectifs, catas solitaires, catas enfants, catas 16 pieds, Formule 18, catas de balade, grands catas de 20 pieds, trimarans), et aussi les essais du nouveau Ph 3.60 (Philéas), du nouvel Access 6 (un petit trimaran de balade, tout simple et particulièrement réussi, par le concepteur des Tricat), du Shockwave d’Yves Loday, et enfin du nouveau Nacra F20 Carbon – un véritable monstre de 6,20 x 3,20 m, avec des coques en carbone et même des foils courbes… l’engin pèse 10 kg de moins qu’un F18 mais il porte 5 m2 de toile en plus… débutants s’abstenir, petits budgets s’abstenir aussi !

Sur le Muscadet Ursule, les travaux se poursuivent. Après le ponçage-grattage-décapage (voir le numéro 182 de Voile Magazine), on nettoie soigneusement les trous des clous, puis on les comble à l’époxy.

Plus appétissant, et tout à fait inédit (pour ne pas dire : exclusif), une douzaine de petits plats aussi simples que goûtus, à préparer facilement en mer ou au mouillage. Des recettes à tomber à l’eau ! Erwan Garel, le chef du Bellini (dans le 16è à Paris), a embarqué avec nous pendant deux jours sur un RM 1050, et d’après les échos feutrés parvenus jusqu’à la rédaction il semble que cette croisière gastronomique ait légèrement viré à l’orgie, un peu comme dans La Grande Bouffe, le sexe en moins.

Au menu, donc, dans ce numéro (pour les vins, vous vous débrouillez !) :

Entrées

~ Papillotes de chèvre chaud ~
~ Rillettes de maquereau au vin blanc ~

Filets de sole à la crème de poireau et crevettes grises. ©Jean-Marie Liot

Plats

~ Entrecôte sauce vierge ~
~ Filets de bar, compotée aux trois poivrons ~
~ Filets de sole à la crème de poireau et crevettes grises ~
~ Penne au thon et aux olives ~
~ Rougets aux champignons et tomates cerises ~
~ Côtes d’agneau marinées artichauts poivrade ~
~ Poitrine de porc façon barbecue ~

Desserts

~ Pommes au four miel et vanille ~
~ Pêches caramélisées au rhum ~

Eh oui. Les affreux FX de Crécy et JM Liot ont mangé tout ça. En deux jours.

On termine en beauté avec le Tour de Belle-Ile en Multi 23 – nettement plus sportif, et moins gastronomique. Une très belle régate, avec un seul départ pour tout le monde et un énorme succès à la clé (pas loin de 500 bateaux cette année) ; une bonne brise bien établie, et une houle bien formée, y compris pour le convoyage retour ; un petit trimaran aussi marin que rapide (jetez un œil sur la polaire, vous allez comprendre) ; et un barreur de choix – Eugène Riguidel en personne, qui n’a rien perdu de son enthousiasme. En bref, on ne pouvait pas rêver mieux, même si le temps était un peu gris le jour de la course. Pendant ce temps-là, Jean-Marie Liot faisait le tour en J 80 avec sa bande de joyeux drilles, vous pouvez retrouver son billet ici.

Dans ce numéro vous trouverez aussi moult conseils pour entretenir votre moteur hors-bord (rubrique “Faites-le vous-mêmes”), sans oublier le test de l’excellent logiciel Weather 4D, version iPad (Ben Ellison a également testé WeatherTrack, plus cher mais plus complet), et l’essai du Leopard 444 – un drôle de cata de croisière avec deux cockpits, un à l’avant et un à l’arrière : étonnant, non ?



2 réponses à “Le sommaire du n°187, juillet 2011, à paraître le 11 juin

  1. Critique de bon sens, je la prends volontiers !
    L’idée ici pour Porquerolles était de proposer un mouillage alternatif en cas de mistral (sous le Gros Saranier, mais je reconnais volontiers qu’il n’est pas assez mis en évidence dans la petite carte), ou tout simplement justement pour fuir la foule. Après c’est sûr que l’anse Notre-Dame au 15 août… on la traverse à pieds secs ! Raison pour laquelle nous n’en n’avons pas fait des tonnes, juste un paragraphe et une petite photo… mais il était difficile de faire l’impasse sur un spot aussi mythique, notamment pour les beaux we hors-saison.

  2. Bjr
    J’aime bien votre revue, que je lis attentivement chaque mois. Ce mois ci j’ai lu avec intérêt le dossier:“30 bons plans pour fuir la foule” consacré aux petits mouillages d’à côté”. Naviguant au départ de Toulon, je suis surpris que vous mentionniez Porquerolles comme un mouillage tranquille… Car s’il est bien un endroit ou la concentration de bateaux de plaisance bat son plein en saison dans le var, c’est à mon avis Porquerolles…… Fuir la foule à Porquerolles ????
    Pas facile, de planter sa pioche dans les plages du nord de l’île , pas facile non plus au sud qui est moins accessible…..
    c’est certes un endroit magique mais qui risque rapidement de saturer…..
    A+ pour +

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