L’Assemblée nationale a voté la taxe mouillage

209-Lavezzi6Voilà, c’est fait : hier soir, 3 mars, l’Assemblée nationale s’est prononcée en faveur de l’amendement déposé par le député corse Paul Giacobbi pour réintroduire la taxe mouillage, rebaptisée redevance, dans la loi sur la décentralisation (dite NOTRe comme Nouvelle organisation territoriale de la République). Rappelons que ce projet de taxe, voté par le Sénat le 22 janvier dernier, avait été retoqué peu après par la Commission des lois. Mais le feuilleton n’était pas fini et l’amendement corse, soutenu en séance par la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu, qui semble très mobilisée sur le sujet, est finalement passé…
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Le monde pictural d’Olivier

Poiscaille et autres gobisA 49 ans, Olivier de Bastier se définit, au sens large du terme, comme un créateur. A juste titre, si l’on en juge par ses tableaux qu’il exposera du 11 au 17 mars sur le Vieux-Port de Marseille face à la Nautique dans un espace dédié aux animations culturelles. De ses vingt années passées dans la cité phocéenne, l’artiste a tout naturellement gardé une passion pour le maritime qu’il interprète dans un style figuratif. Les formes improbables forgées par la nature, il les représente comme des métaphores de notre vie en portant un regard sobre, dénué d’artifice, sur tout ce qui touche à la Méditerranée. Pour représenter les lignes d’horizon du Frioul, Olivier laisse évoluer et couler des tâches d’encre comme s’il souhaitait rappeler que les masses rocheuses modelées par le vent et la houle sont dessinées par le hasard et la fougue des éléments. L’autre facette de sa création, Olivier l’exprime par son autre métier, la décoration et le design qu’il met au service de la publicité ou encore de certaines manifestations à l’image du célèbre Monterey Jazz Festival. Pour la troisième fois, Olivier de Bastier expose à Marseille. Mais cette fois, en déclinant le monde de la mer dessus et dessous.

Ci-contre « Poiscaille et autres gobis », une des œuvres qui sera exposée à la Nautique. ©Olivier de Bastier
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Portes ouvertes à l’INB : 6 et 7 mars

cdp jpo inb photoSi, si, il y a des métiers dans le nautisme et même des métiers très variés. La preuve, c’est l’Institut Nautique de Bretagne qui la donne à l’occasion de ses portes ouvertes. L’INB à Concarneau, c’est toute une histoire, celle d’une école des chefs de base imaginée au départ par la célèbre école des Glénans pour former les cadres de son réseau d’enseignement. Mais ça, c’était en 1965 ! Depuis l’école a grandi, s’est émancipée et, surtout, a diversifié son enseignement. On y forme toujours des moniteurs de voile et nombre de champions sont passés par l’INB, à commencer par un certain Franck Cammas. Mais aujourd’hui ce sont bien davantage des techniciens et des commerciaux qui apprennent leur métier en Cornouaille…
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Technifrance, la voix des ondes

TechnifranceCet objet inanimé a une âme. Mieux encore, une voix, qu’il suffit d’écouter pour vous transporter dans un ailleurs. A une époque où ce charmant coffret en contreplaqué vernis de 29 cm de long, 24 cm de large et 12 cm de hauteur suffisait – ou pas – à vous positionner par triangulation grâce à son antenne gonio permettant de relever les signaux émis par les radiophares. Vous l’aurez peut-être deviné, je veux parler ici du Technifrance, plus connu sous le nom de Navitech puis de Super Navitech, modèle plus élaboré avec ses fréquences préréglées. C’est ce dernier modèle qui repose sur une étagère de ma cuisine et qui ne manque pas, à l’heure du café du matin, de faire bien débuter ma journée dès que j’appuie sur son petit bouton rouge, une fois le sélecteur positionné sur les grandes ondes…
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Pendant ce temps-là, la RORC Caribbean 600

La course au large et au soleil sur des bateaux de rêve, ce n’est pas forcément votre pain quotidien. Le nôtre non plus d’ailleurs. Mais on a le droit de regarder ces belles images même en jalousant un peu ceux qui ont la chance de disputer cette RORC Carribean 600, une sorte de Fastnet à la sauce antillaise qui s’amuse à slalomer entre les îles au départ d’Antigua avec contournement de Saint-Martin au nord et de la Guadeloupe et des Saintes au sud…
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Eco Sailing Project à la pêche au plancton

Nos quatre garçons dans le vent profitent de leur transat pour prélever des échantillons de plancton. Mais ils pêchent aussi de plus gros poissons à l’occasion de leur escale à Mindelo, comme les activistes de Sea Sheperd qui militent pour une pêche équitable. Profession de foi volontaire avant le départ pour la transat. Amasia devra se passer d’artimon mais l’Eco Sailing Project continue !

Ex-voto : le Museo Storico Navale (2)

Exvoto_1695 On traîne toujours dans ce musée maritime vénitien qui nous a un peu cueillis à froid avec de nombreux témoignages de l’histoire militaire de la cité au rez-de-chaussée du bâtiment : davantage de canons que de bateaux, nous étions un peu déçus. Mais nous avons très vite retrouvé le sourire en tombant sur un coin réservé à la Whitbread de 1973-74. Et un peu plus haut, nous avons découvert une rare collection d’ex-voto…
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Des mots entre mer et terre : partir en vadrouille

Doc Rubi006Vous faites peut-être la différence entre la vadrouille et le faubert. Dans la négative, on peut se tourner vers le très célèbre et sérieux Dictionnaire de la marine à voile, la référence en matière de terminologie, le Bonnefoux et Paris édité en 1848. On y apprend (si on ne le sait pas déjà) que le faubert est une sorte de balai pour éponger l’humidité, formé de plusieurs branches de fil de caret. Il existe aussi sans manche, et sert alors à rafraîchir les pièces d’artillerie durant les combats. Bref, rien à voir avec la vadrouille, sorte de très grand pinceau (guipon) dont la laine est tournée et grainée en peloton au bout d’un manche et qu’on emploie pour nettoyer diverses parties du navire, le pont en particulier. C’est bien connu, il ne viendrait à aucun d’entre nous l’idée de « partir en faubert » alors qu’il vous est sans doute déjà arrivé de « partir en vadrouille ». Dont l’origine, vous l’avez deviné, puise ses sources dans le langage maritime au même titre que « prendre une biture », ou « vieille baderne » dont les explications vous seront données très prochainement. La vadrouille – on parlerait aujourd’hui de brosse de pont – on peut en retrouver l’illustration dans les anciens catalogues d’équipements de La flotte Française ou de chez Métayer. On l’utilisait en lui donnant un mouvement de va-et-vient, en n’oubliant aucun recoin du pont. « Partir en vadrouille » relève du même principe. C’est se balader, passer d’un trottoir à un autre. Mais rien de commun avec « prendre une biture » où l’excès d’alcool reste un facteur important si ce n’est déterminant. Tout ça sera à lire sans modération, très bientôt.

En passant par Venise : le Museo Storico Navale (1)

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S’il n’a pas la surface ni les extraordinaires maquettes du musée de la Marine parisien, le Museo Storico Navale de Venise mérite assurément le détour. Et pas spécialement pour les emblématiques gondoles même si une salle leur est consacrée. Mieux vaut aller y flâner pour le plaisir d’être surpris. Nous l’avons été par la maquette visible ci-dessus. Un voilier de course des temps modernes, un des pionniers de la première course autour du monde. Vous le reconnaissez ?
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